
Une semaine de vacances s’achève,
Des instants volés à la furie quotidienne,
Le luxe de ne rien faire.
Tout d’abord, cet espace qui s’ouvre,
si inhabituel, donne le tournis.
Envie de faire tant de choses, que l’ogre parisien,
vous empêche d’accomplir.
Puis, l’esprit se détend comme un muscle qui se relâcherait.
Me vient toujours, un spleen que j’aimerais aussi talentueux que celui de Baudelaire (sic).
On se retrouve face à face avec soi,
comme extirpé de la vie des autres qui, eux,
continuent à vaquer.
On se demande alors quel est ce vide, ou ce trop plein,
je ne saurais le dire…
On n’a envie que d’une chose : rester dans ce cocon familier, ne pas se confronter à eux : les autres, les enragés du RER, les casses pieds du métro, les malotrus qui vous bousculent sans un regard, vous agressent aussi profondément qu’une lame qui s’enfoncerait dans le ventre, vous décochent des regards haineux sans raison.
Les faux culs du boulot, les acharnés de la manigance, les nases à l’ego inversement proportionnel à leurs talents, les managers infatués, qui ont tout oublié de leurs devoirs mais rien de leurs prérogatives.
Alors, on n’a qu’une envie, se côtoyer un peu soi-même.
Quel est ce monde, ou ne pas se perdre nécessite tant de vigilance ?
On se plaît à rêver d’ermitage, de lointains radieux, de légèreté, de folie, d’absolu.
Puis cette gymnastique salutaire fait son effet.
Avec les jours, on se laisse aller.
On s’abolit de cette obligation d’agir à tout prix.
On se fout de la réponse que l’on va apporter à cette question :
« Qu’as-tu fait pendant tes vacances ? »
On savoure.
C’est quand plus rien n’est contraint que tout devient possible.
Cela rappelle cette sensation qui nous envahit quand on nage, et que petit à petit on ne lutte plus contre l’élément, que l’on fait un avec lui, que notre attention se focalise sur l’air qui entre et sort des poumons, que rien d’autre ne compte.
C’est là, enfin, que j’ai pu laisser mes pas me mener au hasard.
Le collège des Bernardins, L’église St Etienne du Mont, le Panthéon, la Contrescarpe.
Ce petit square Viviani que j’affectionne particulièrement,
Des instants volés à la furie quotidienne,
Le luxe de ne rien faire.
Tout d’abord, cet espace qui s’ouvre,
si inhabituel, donne le tournis.
Envie de faire tant de choses, que l’ogre parisien,
vous empêche d’accomplir.
Puis, l’esprit se détend comme un muscle qui se relâcherait.
Me vient toujours, un spleen que j’aimerais aussi talentueux que celui de Baudelaire (sic).
On se retrouve face à face avec soi,
comme extirpé de la vie des autres qui, eux,
continuent à vaquer.
On se demande alors quel est ce vide, ou ce trop plein,
je ne saurais le dire…
On n’a envie que d’une chose : rester dans ce cocon familier, ne pas se confronter à eux : les autres, les enragés du RER, les casses pieds du métro, les malotrus qui vous bousculent sans un regard, vous agressent aussi profondément qu’une lame qui s’enfoncerait dans le ventre, vous décochent des regards haineux sans raison.
Les faux culs du boulot, les acharnés de la manigance, les nases à l’ego inversement proportionnel à leurs talents, les managers infatués, qui ont tout oublié de leurs devoirs mais rien de leurs prérogatives.
Alors, on n’a qu’une envie, se côtoyer un peu soi-même.
Quel est ce monde, ou ne pas se perdre nécessite tant de vigilance ?
On se plaît à rêver d’ermitage, de lointains radieux, de légèreté, de folie, d’absolu.
Puis cette gymnastique salutaire fait son effet.
Avec les jours, on se laisse aller.
On s’abolit de cette obligation d’agir à tout prix.
On se fout de la réponse que l’on va apporter à cette question :
« Qu’as-tu fait pendant tes vacances ? »
On savoure.
C’est quand plus rien n’est contraint que tout devient possible.
Cela rappelle cette sensation qui nous envahit quand on nage, et que petit à petit on ne lutte plus contre l’élément, que l’on fait un avec lui, que notre attention se focalise sur l’air qui entre et sort des poumons, que rien d’autre ne compte.
C’est là, enfin, que j’ai pu laisser mes pas me mener au hasard.
Le collège des Bernardins, L’église St Etienne du Mont, le Panthéon, la Contrescarpe.
Ce petit square Viviani que j’affectionne particulièrement,
où j’ai juste senti l’air caresser mon visage, où le soleil m’a étreint de ses rayons chauds.
Et puis, comme un présent inattendu, un déjeuner avec mon ami, mon frère, celui que je me suis choisi.
Des nouvelles d’une amie qui me manque souvent, mais dont je respecte les silences puisqu’ils sont sa façon de donner une respiration à notre histoire, la perspective d’un diner ensemble.
Cerise sur le gâteau, deux jolies soirées avec mon amoureux.
Finalement, cette semaine de vacances a été belle, elle s’est écrite à l’improviste, avec des pleins et des déliés.
J’ai réussi à ne PAS accomplir mon programme.
Et puis, comme un présent inattendu, un déjeuner avec mon ami, mon frère, celui que je me suis choisi.
Des nouvelles d’une amie qui me manque souvent, mais dont je respecte les silences puisqu’ils sont sa façon de donner une respiration à notre histoire, la perspective d’un diner ensemble.
Cerise sur le gâteau, deux jolies soirées avec mon amoureux.
Finalement, cette semaine de vacances a été belle, elle s’est écrite à l’improviste, avec des pleins et des déliés.
J’ai réussi à ne PAS accomplir mon programme.
Et c’est bon !!!
