Libellés

lundi 27 décembre 2010

COME BACK ET NOEL OFF





D’aucuns m’ont fait la remarque, que ce blog était resté inerte depuis trop longtemps.
Ils ont raison, bien que j’aie eu les miennes pour ne pas publier ici, quelques temps.
Aussi, me voici… and I’m really back !!!

Pour ce retour, je soumets à votre sagacité, cette réflexion, à la façon de carrie Bradshaw :
Ne pas fêter Noël est-il le dernier tabou de notre société post moderne ?
Cette société qui semble avoir transgressé presque tous les interdits, être revenue de tout, entretient-elle encore dans un coin de sa mémoire, un reliquat de rêve intouchable, immaculé ?
je vous laisse y réfléchir, et me faire part de vos commentaires éclairés.
Pour ma part, ma réponse est : Il semble bien !
Oui, bon! je vous sens un peu déçus...
Alors je vais vous raconter comment j'ai vécu çà :
Cette année je ne souhaitais pas fêter l’arrivée du saint lardon.
Point de sapin, dont les épines auraient squatté mes tapis pendant plusieurs lunes,
point de débauche gastronomique, point de peau verdâtre du lendemain,
point de chant sirupeux, point de chasse frénétique au cadeau.
Cette décision irrévocable ayant été annoncée, vinrent les réactions.
Mon entourage familial, affichait une mine déconfite : ce petit nous cause bien des soucis …
Mon alsacien préféré qui n’a d’accoutumée, rien d’un Torquemada, criait au blasphème.
Mon psy s'interrogeait (il n'a pas fini de le faire, autant qu'il s'habitue..)
et je pense que ma boulangère m’aurait jeté des pierres, si elle l'avait su.
Enfin, je faillis bien être désarçonné, en voyant que j’allais LUI manquer.

Mais, il s’agissait d’un acte d’affirmation salutaire, d’exercer mon libre arbitre;
Libre arbitre qui ne s’était pas exercé depuis longtemps, et avait tendance, ces derniers temps, à cracher ses poumons au moindre sprint.
J’avais choisi de pratiquer, la technique du retrait (non pas celle-là, petits pervers…).
Mon réveillon fût donc animé de rêveries, de « peletonnages » savoureux.
Une comédie romantique par ci, un concerto de Mozart par là.
Et surtout, je m’étais offert un luxe, en cette époque hyper normative : Le contre-temps.
Bien que dissonnante, aux oreilles des autres, cette petite musique qui trottait dans ma tête, avait son charme, ses joies.
Rien que de banal, n’allez pas imaginer quelque paroxysme inavouable.
Mais l’observation de ses orteils, la contemplation d’un frigo, vierge de toute bûche indigeste, les croches et demies croches d’un parquet qui craque, le cliquetis de l'eau chaude d'une douche maintes fois retardée, ont leur attrait.
Sans jubilation excessive, je savourais néanmoins ces moments volés à la frénésie noëlistique.
Bien entendu, parfois des tonalités un peu plus graves, affleuraient.
Surtout quand inopinément survenait le silence.
Sa sa présence légère et lourde, m'enveloppait, s'effaçant quelques instants, pour revenir, à la fois entêtante et subtile, omniprésente et discrète.
Ce que l'on oublie souvent, c'est que le silence est habité.
Ce soir là, il était peuplé de celles et ceux qui ne sont plus là, qui étaient la magie de ces fêtes, et je savais que je serais plus proche d’eux, ainsi.
Et puis, le jour de Noël, je savais aussi que j’allais recevoir un beau cadeau.
Il est arrivé le soir, sur ses deux jambes, avec son parfum pour seul emballage, son sourire en guise de rubans.
J’avais le noël que je souhaitais, bien qu’incompris, bien qu’à rebrousse poil, bien qu’oisif.
Bien entendu, on peut se dire que j’ai raté un moment de convivialité, avec les êtres qui me sont chers.
Mais il y en aura d’autres…
Et puis, j’ai fait œuvre sociale : J’ai accordé quelques minutes de RTT au Père Noël.
Je l’imagine couché dans le foin, fumant une clope bien méritée, un petit peu plus tôt que d’habitude.
Et je me dis que peut-être, il m’en saura gré l’année prochaine ?

mardi 7 septembre 2010

Dur !!!

Mettre un pas devant l’autre, la vie se résume parfois à çà.
Essayer tant bien que mal de continuer, pour les siens, pour garder un tant soi peu de dignité.
Mais sans joie, sans plaisir, sans but.Il est des jours qui pèsent des siècles…

mardi 24 août 2010

BACK HOME


Les vacances sont finies et avec elles, vient l’heure des bonnes résolutions.
Je n’ai jamais trouvé le découpage de l’année civile approprié à mon rythme de vie.
Pour moi, l’année nouvelle reste depuis l’enfance, la rentrée de septembre.
Comme de bien entendu, j’ai pris des résolutions pour ce nouveau cycle qui commence.
Vous n’en aurez pas ici la liste, je l’ai mise dans un coffre, dont j’ai jeté la clé au fond d’un puits.
Avec la fin des vacances, c’est aussi le blues de l’écolier qui pointe le bout de son nez.
Vais-je retrouver mes potes, mon amour, ma cour d’école de l’année dernière ? Seront-ils là ?
Il semble que cette nouvelle année pose ces questions de façon plus aigüe.
Enfantillages pour un presque cinquantenaire.
Bientôt, j’aborderai les années où il faudra simplement se réjouir d’être encore là.
Je devrais peut-être garder le goût des bonnes choses :
La verdoyance des collines,
la lumière presqu’acide des matins,
le gazouillis des oiseaux,
les petits déjeuners en pente douce entouré d’amis, tout aussi en pente douce.
Ces soirées de jeux, à rire.
Ces siestes délicieuses.
Ces après midi écrasés par la chaleur, à peindre sous la tonnelle.
Ces nuits, où, blotti contre mon amour, j’avais le monde dans mes mains,
Ces soirées étoilées, où l’esprit joue à saute mouton entre les galaxies.
Et surtout, surtout, cette joie d’être tous ensemble.
Les vacances réussies ont toujours un goût de paradis perdu, quand l’heure du retour a sonné.
Et pourtant, il y a une certaine excitation à rentrer chez soi, reprendre le cours de sa vie, mettre en œuvre ses projets.
Les parenthèses sont faites pour être refermées.
Mais comme quand on ferme un livre que l’on a aimé, on sent une plénitude et déjà le regret de ne plus jamais connaître le plaisir de sa découverte, de l’étonnement qu’il nous a procurés.

lundi 5 juillet 2010

VAGUE A L'AME



L’atmosphère est plombée,
Paris est alanguie, désertée,
Un vague à l’âme s’installe.
Le soleil plombe mon moral.
Il a quelques raisons de l’être :
vents contraires,
obstacles inattendus,
questionnements douloureux.
avidité, bêtise, cruauté,
désillusions sur l’humanité.
Mon cher et tendre qui est loin,
pris par un évènement familial.
Ces après midi dominicaux,
écrasés par la chaleur
poussent à se laisser glisser,
où l’esprit nous porte,
à ne plus combattre le courant,
à laisser aller, aller, aller…
Puis reviennent des contingences élémentaires.
La fraîcheur d’une douche,
La douceur d’un fruit,
La pénombre de stores protecteurs,
Le plaisir de la nudité,
Et de laisser aller, aller,
mon esprit qui vagabonde.
Des souvenirs,
Des pensées intrusives :
Qu’ai-je fait de mes vingt ans ?
Où est passée ma compassion ?
Qu’est ce qui me fait avancer ?
Qu’est-ce qui fait avancer le monde ?
Des regrets :
Colères inutiles,
Générosités refusées,
N’avoir pas su comprendre,
N’avoir pas su réconforter,
N’avoir pas su se ménager,
Ne pas avoir su pardonner,
Un espoir :
Avoir encore une chance
Qu’on me laisse encore ma chance.
Que je sache laisser sa chance.

Et pourtant, il y aurait bien des raisons
de se réjouir, aussi.
Un dîner chez Joe Allen
avec ma reptilienne préférée.
(Ne ratez pas la pannacotta aux cerises et chantilly,
servie avec 2 cuillères biensûr).

Un matin ensoleillé avec de l’air,
Le potager qui nous fait ses offrandes,
Le plaisir du travail récompensé,
partagé avec mon ami, mon frère.
La reconnaissance à dame nature,
pour sa générosité.
Avoir été épargné par les grandes misères.

L’amour que l’on donne,
Celui que l’on reçoit,
Le sentiment qu’il peut,
envers et contre tout,
déplacer les montagnes.

mercredi 23 juin 2010

AH LES CONS !!!



Ah !! les cons : sujet inépuisable s’il en est !
Ils ont inspiré Audiard, Gainsbourg, Villeret, etc…

Cependant, les cons volent en escadrille
depuis quelques semaines
Et cela ne laisse pas de m’inquiéter,
Génération spontanée, épidémie, éclosion massive à l’orée de l’été ?
La cause m’en est inconnue,
Le constat est là.
Il me semble même être confronté à une variété sans précédent.

Le con du boulot, par exemple,
qui ne sait toujours pas en quoi consiste son job.
Cà fait trente qu’il cherche : a pas encore trouvé !!
On a envie de lui donner des indices,
voire de les lui asséner à coup de bar amine.
Mais on se retient.
Il a son terrain de jeu favori : la cafèt’.
Il partage à l’envi ses opinions politiques, culturelles, sur
l’éducation des enfants, la dynamique du couple, l’économie,
la météo, le shopping, ARGGGGGGHHHHH !!
Il a une idée sur tout, ce c…
Et biensûr il a toujours une blague cochonne à raconter
qui ferait rougir Tabata Cash.
Enfin, c’est notre enfer quotidien, surtout quand il travaille avec vous.

Il y a aussi, le con médiatique.
Celui-là est polymorphe.
Le foot nous en a fourni pléthore ces derniers temps,
réservoir inépuisable,
il semble déborder à souhait à l’occasion de la coupe du monde.
On en a même formé une équipe,
Y’a même des cons remplaçants.
Et ils s’entrainent en plus !!
Sauf quand un est exclu.
Un seul con vous manque….
Et puis il y a une fédération
qui nomme un sélectionneur
qui sélectionne les plus doués.
Et on est des millions à les supporter !!

Le con ambulatoire, n’a rien à lui envier.
Celui là hante les couloirs du métro parisien.
Mal élévé, renfrogné, il arbore un regard bovin,
qui convient à ses transhumances.
Membre du troupeau,
Il n’arrive pas à accepter son statut.
Il bouscule, se rue, éructe, s’ébroue, s’entasse.
Aimerait bien, mais peu point.
vous marche sur les pieds,
vous regarde, avec un regard vide
sans qu’aucun son ne passe
la barrière de ses lèvres serrées.

La nana post-ado est la pire.
Parce qu’en plus elle s’exprime,
Fort !!
Très fort !!
« Salut Jennifer !!
Tu le trouves pas trop cool Kevin ?
Ah ouais, ouais, ouais, euh non, euh ouais, je kiffeeeeehhhh !!
Mais y’a cette pouffe de Cindy !!
KESKILLUITROUVE ???
Ahhhh, j’hallucineeeeehhhh !!
ALLO, JENNIFER ?
CA PASSE PLUS, CHU DANS LE METRO, LA !!
Tut tut tut tut tut…
Elle relève la tête,
S’aperçoit que tout le monde
la regarde avec une certaine envie d’en découdre.
Et pense dans son for intérieur :
Mais keskizon ces nases à me mater ?

Y’a des soirs, après cette immersion dans la connerie ordinaire, j’arrive émacié
chez moi, et je sens le trop plein m’envahir.

Je me raccroche alors aux belles choses :
- Les week-ends bucoliques au potager,
- Les soirées théâtres à la comédie française,
- Les grandes tablées, fêtes, moment impromptus avec les amis,
- Le quattrocento,
- Ella Fitzgerald, David Bowie, Franck Sinatra, Mozart
- Rome, Venise, Barcelone, NYC, Abou Simbel,
- Les cours de dessin,
- Le bœuf bourguignon, la parmisiana, le chocolat,
- Les yeux souriants de ma mère sur la photo de ma chambre,
- La bouille réjouie de Matthieu sur une autre,
- Les fous rires avec mon ineffable belle sœur,
- Les amis(es) qu’ils soient CAC alsacien, reptilienne contrariée, infante matheuse, Gardois épicuriens, métayère classieuse, et tous les autres,
- A la famille : canal historique ou corbeille de mariage,
- Mon mec à moi,
- La voûte céleste,

Et alors, alors seulement, me viennent des bouffées d’indulgence,

Parce qu’on est toujours le con de quelqu’un,
Parce que, je sais aussi jouer à : « Si tu veux jouer au con, c’est pas toi qui va gagner »,
Parce que moi aussi, je la regarde cette foutue coupe du monde !!!

mardi 1 juin 2010

REBELLIONS


Vous souvenez-vous de ma balance rebelle ?
Eh bien, je suis en voie de la mater.
(-) 5 Kgs, et paf…. La balance.
Maintenant, les matins changent.
Quand j’avance dans la salle de bain, toujours guidé au radar, j’aperçois ma balance recroquevillée dans un coin.
Elle se défile, la froussarde !
Elle ne supporte plus ces défaites quasi quotidiennes que je lui inflige.
Elle a bien des sursauts de fierté, notamment après ce week-end gastronomiquement chargé,
mais je me suis rebellé, et je lui ai fait ravaler ses « digits » agressifs presto presto.
On n’attaque pas un ennemi à terre…
Alors je me contenterai de lui signifier par un grand NA !!! que maintenant c’est moi qui commande.
En revanche, les pigeons, visiblement, ne sont pas au courant.
Ils ont pas lu les journaux, y'a des mails qui sont pas passés, enfin bon, toujours est-il que le message n'est pas passé.
Y’a même comme un parfum de…. rébellion, bien sûr!!!
(ah oui, quand je tiens un sujet, je ne le lâche pas).
Tout d’abord, un de ces volatiles a élu domicile sur le rebord de ma fenêtre de salle de bain, qui reste donc close.
Pourquoi ne l’ai-je délogé, me direz-vous ?
Eh bien, il faut que je vous avoue que j’ai une peur bleue de ces ramiers.
Ouais, je sais, vous êtes surpris.
Comment un mélange aussi subtil d’Indiana Jones, de Mozart, et de Marylin Monroe peut-il capituler devant un pauvre oiseau, qui plus est, ne doit pas être au mieux de sa forme ?
C’est qu’en matière d’aventure, j’ai plutôt tendance à les vivre intérieurement,
qu’en matière de talent, je n’en ai aucun en tant que chasseur,
qu’en tant que charme, je n’ai pas celui d’envoûter les bêtes à plume (sauf peut être celles qu’on rencontre la nuit, dans certains lieux interlopes, mais c’est une autre histoire…)
Et puis que les grosses poitrines çà n’affole pas les pigeons (sauf ceux qui ont une carte de crédit bien remplie).
Et même si, de toutes façons ch’uis un mec, donc pas de forme callipyge à lui mettre sous le bec.
Je m’en suis donc remis à mon cher et tendre pour me sortir de cette ornière.
Vl’à t’y pas que l’objet de mon amour me sort la clause de non agression écologique !
Je reste dubitatif, quand je vois tout ce qu’il fume et qu’il se trompe régulièrement dans le tri des poubelles…
Cà m’arrange pas sur ce coup là, mais bon chacun a ses contradictions…
MAIS CA M’ARRANGE PAS, QU’ON SE LE DISE !!!!!

Ayant repoussé la confrontation avec Mister Pigeon à plus tard, je tentai donc de l’oublier.
C’était sans compter avec la pugnacité de cette espèce.
J’avais bien remarqué qu’un des potes de mon squatter, semblait avoir les yeux de Chimène pour une de mes jardinières.
J’étais aux aguets, mais tentai de rester cool.
Hier matin, tout un ingurgitant un petit déjeuner frugal, je vis que cet énergumène avait définitivement élu domicile au milieu de mes fleurs. Il s’était même fabriqué un nid douillet à base de pâquerettes. MES PAQUERETTES !!!
Les hostilités étaient ouvertes.
Je me suis précipité vers lui, l’ai fait fuir et ai découvert au milieu des fleurettes maladives, un œuf.
La cohabitation avec une couvée de pigeonneaux n’étant définitivement pas possible, je pris donc l’œuf délicatement sous l’œil réprobateur du squatter n°2, qui s’était posé non loin de là.
Ma volonté était de le poser dans la cour de l’immeuble : que chacun reprenne ses affaires et les vaches seront bien gardées (^^)
Bien évidemment, mon degré de conscience à cette heure matinale étant ce qu’il est, l’œuf m’échappa des mains, et paf l’œuf.
Pas très fier, mais soulagé, je pensais en avoir fini avec celui-là.
Que nenni !!!
Le soir même l’opiniâtre avait de nouveau posé ses bagages au milieu de mes plantations.
Un peu décontenancé par tant de sans gêne, j’eus, je l’avoue, un grand moment de solitude.
Ah destin contraire !
Que me veux-tu ?
Que faire pour te plaire ?
Pourquoi ne poursuis-tu
De ton céleste courroux ?
Coucouroucoucou
(eh oui on en revient toujours aux pigeons…)
Enfin bon, le désarroi me rendais poète et se succédaient autres rimes riches, comme les amateurs de belles lettres apprécieront.
(n’est-ce pas Catherine, t’es bluffée sur ce coup là ?)
Soudain : cling !!!! l’idée géniale.
Des tuteurs coupés en pointe, disposés de façon stratégique dans la jardinière m’apportèrent un secours inespéré.

Depuis, c’est le calme dans mon jardinet suspendu.
J’ai maté la rebellion, mais pourquoi, cette désagréable impression de vivre devant le mur de Berlin ???

mardi 18 mai 2010

RENONCEMENT LIBERATEUR



Vous connaissez tous, ces batailles que l’on mène sans espoir de victoire, soit pour le fun, soit pour continuer à se voir dans la glace sans dégoût, soit tout simplement parce qu’elles correspondent à un élan du cœur, qui comme chacun sait à des raisons déraisonnables.
Enfin, ce peuvent être des situations que l’on n’avait pas envisagées comme des combats, et qui le deviennent avec le temps, nous laissant tout étonnés et désarmés.
Le problème c’est que nous ne sommes souvent pas prêts à les gagner à tout prix.
La fin ne justifiant pas toujours les moyens, que n’hésitent pas à employer certains des protagonistes, on se retrouve soudain à se demander ce qui nous a amené là, sur un terrain qui n’est pas le nôtre.
Tout devient alors pesant.
On finit par perdre de vue ce que l’on a à défendre, à ne plus y trouver de joie.
On s’aperçoit que le combat lui-même, à force de durer, commence à détruire l’objet même de ce pourquoi on se bat.
Etant de moins en moins convaincu d’être à sa place, on finit par subir, n’être que dans la réaction, ou la passivité.
Et puis un évènement presque banal, une escarmouche de trop, sont la pichenette qui vous éjectent, telle la centrifugeuse moyenne.
On se retrouve alors spectateur et on contemple, la situation sereinement.
On voit les gens s'agiter sur le champs de bataille, telle une armée de fourmis hystériques, s'agitant de toutes parts, et on a du mal à croire que l'on en faisait partie.
Enfin spectateur, on se retrouve ébahis par les évidences qui nous échappaient, on se sent abattu.
Alors, ne reste qu’un choix : Le renoncement.
Ces quatre jours dans le Gard, furent une parenthèse opportune.
Un espace qui m’a permis d’accepter, de formaliser, de digérer mon renoncement.
Et vous savez quoi, il y a un truc pour savoir si on a pris une bonne décision, aussi pénible soit-elle :
C’est qu’une fois prise, plus le temps passe plus on se sent léger, et finalement libéré.

vendredi 30 avril 2010

VACANCES, ETC...


Une semaine de vacances s’achève,
Des instants volés à la furie quotidienne,
Le luxe de ne rien faire.
Tout d’abord, cet espace qui s’ouvre,
si inhabituel, donne le tournis.
Envie de faire tant de choses, que l’ogre parisien,
vous empêche d’accomplir.
Puis, l’esprit se détend comme un muscle qui se relâcherait.
Me vient toujours, un spleen que j’aimerais aussi talentueux que celui de Baudelaire (sic).
On se retrouve face à face avec soi,
comme extirpé de la vie des autres qui, eux,
continuent à vaquer.
On se demande alors quel est ce vide, ou ce trop plein,
je ne saurais le dire…
On n’a envie que d’une chose : rester dans ce cocon familier, ne pas se confronter à eux : les autres, les enragés du RER, les casses pieds du métro, les malotrus qui vous bousculent sans un regard, vous agressent aussi profondément qu’une lame qui s’enfoncerait dans le ventre, vous décochent des regards haineux sans raison.
Les faux culs du boulot, les acharnés de la manigance, les nases à l’ego inversement proportionnel à leurs talents, les managers infatués, qui ont tout oublié de leurs devoirs mais rien de leurs prérogatives.
Alors, on n’a qu’une envie, se côtoyer un peu soi-même.
Quel est ce monde, ou ne pas se perdre nécessite tant de vigilance ?
On se plaît à rêver d’ermitage, de lointains radieux, de légèreté, de folie, d’absolu.
Puis cette gymnastique salutaire fait son effet.
Avec les jours, on se laisse aller.
On s’abolit de cette obligation d’agir à tout prix.
On se fout de la réponse que l’on va apporter à cette question :
« Qu’as-tu fait pendant tes vacances ? »
On savoure.
C’est quand plus rien n’est contraint que tout devient possible.
Cela rappelle cette sensation qui nous envahit quand on nage, et que petit à petit on ne lutte plus contre l’élément, que l’on fait un avec lui, que notre attention se focalise sur l’air qui entre et sort des poumons, que rien d’autre ne compte.
C’est là, enfin, que j’ai pu laisser mes pas me mener au hasard.
Le collège des Bernardins, L’église St Etienne du Mont, le Panthéon, la Contrescarpe.
Ce petit square Viviani que j’affectionne particulièrement,
où j’ai juste senti l’air caresser mon visage, où le soleil m’a étreint de ses rayons chauds.
Et puis, comme un présent inattendu, un déjeuner avec mon ami, mon frère, celui que je me suis choisi.
Des nouvelles d’une amie qui me manque souvent, mais dont je respecte les silences puisqu’ils sont sa façon de donner une respiration à notre histoire, la perspective d’un diner ensemble.
Cerise sur le gâteau, deux jolies soirées avec mon amoureux.
Finalement, cette semaine de vacances a été belle, elle s’est écrite à l’improviste, avec des pleins et des déliés.
J’ai réussi à ne PAS accomplir mon programme.

Et c’est bon !!!

lundi 19 avril 2010

New York et Simone





Désolé pour mon silence « blogal », mais une pause s’imposait.
Rien ne méritait d’être relaté ici, avant … New York.
La « big apple » en guise d’œuf de Pâques, what else ?
L’excitation est toujours la même, les gratte ciel qui se détachent au loin, qui phagocytes l’horizon, nous englobent finalement.
Chaque fois j’entends Lisa :
« Start spreading the news, I’m leaving today, I want to be a part of it , New York, New York !! »
Rassurez-vous, j’ai juste envie d’en faire partie, pas d’être Lisa.
On a vraiment envie d’en faire partie, de se noyer dans cette foule éclectique, de se laisser aller à la frénésie, de claquer ses dollars, et puis tombe sur nous LE JET LAG.
Pas le temps d’enlever les bigoudis, je m’écroule dans le king size bed avec lourdeur.
New York ce sont aussi des odeurs d’œufs frits, de bacon, de muffins, de café bouillant au petit dej’
C’est ce besoin irrésistible de rallier Central Park au plus vite, le matin,
D’y côtoyer ses écureuils téméraires, ses sportifs déguisés en pom pom girls, queer fluo, businessman cool, ou en canon au sex appeal suspect (notre enfer quotidien…).
New York ce sont aussi ses hots dogs dégustés à la va vite sur un banc,
C’est aussi le hall du Chrysler building, ses aigles scintillants, lady liberty et sa robe verte surannée, les musicals de Broadway, Time square et son «jour » sans fin, le Brooklyn bridge…
A propos de Brooklyn : flop !!
Il me manquait ma guide (elle se reconnaîtra).
Au retour à Paris : gros jet lag dans la tronche.
Au-delà de quarante cinq ans c’est comme une nuit entière d’amour : On n'en sort pas indemne, il faut quelque temps pour s’en remettre.
A peine remis, donc, je tombe sur un documentaire « Moi petite fille de 13 ans », et je vois Simone LAGRANGE.
Simone qui a vécu l’enfer d’Auschwitz à 13 ans,
Simone qui raconte calmement, avec toujours un léger sourire.
Elle raconte ce que nous ne saurions comprendre,
Elle raconte la cruauté, souvent gratuite,
Elle raconte sa rage de ne plus être qu’un numéro,
Elle raconte ce qu’est l’espoir,
Elle raconte qu’être indisciplinée peut sauver la vie,
Elle raconte l’absence des êtres qui étaient tout,
Elle raconte comment on grandit à 13 ans en quelques heures,
Puis adulte, elle témoigne au procès de K. BARBIE, et refuse le contre interrogatoire de son avocat.
« Cet homme m’a déjà interrogée il y a 35 ans, et comment !! » dit-elle
« Je refuse de subir un nouvel interrogatoire de sa part, ou de son représentant , il n’en est pas question, c’est tout simplement impossible »
Là se finit son témoignage à la barre.
Et je n’arrive pas à la quitter des yeux, ses paroles sont comme suspendues en l’air, et une admiration irrépressible monte, car ce qui est extraordinaire, c’est qu’il n’y a depuis le début du documentaire, pas un mot de haine, pas un accès de colère, pas de désir de vengeance exprimés.
Juste une dignité, une force vitale et une volonté de justice qui emportent tout.
Elle est là pour témoigner Simone, pour que nous n’oubliions pas.
Comment pourrait-on l’oublier ?

mardi 23 mars 2010

PARIS ET LE PRINTEMPS

Les petits oiseaux chantent,
les chemises s’ouvrent,
l’heure d’été pointe le bout se son nez,
et je commence à bourgeonner (sic).
Le printemps est là !
Heureusement, j’étais sur le point d’acheter de l’herbe à chat pour la brouter.
En même temps, une nostalgie irrépressible s’empare de moi.
Me reviennent chaque année une chanson, le souvenir de Toby mon amie New Yorkaise qui doit donner la pêche aux anges, qui débarquait à Paris en avril, chaque fois qu’elle le pouvait, et me fredonnait :

April in Paris, chestnuts in blossom
Holiday tables under the trees
April in Paris, this is a feeling
No one can ever reprise
I never knew the charm of spring,
never met it face to face
I never knew my heart could sing
never missed a warm embrace
Till april in paris
Whom can I run to
What have you done to my heart;

Mon entourage craque en général, en avril :
La voix d’Ella Fitzgerald retentit en boucle,
Mon front se couvre de délicats opercules rouges,
Je fixe, chaque matin, le miroir d’un air dubitatif,
Jusqu’à ce que n’y tenant plus, j’entame le plus drastique des régimes de l’année
(non çà n’est pas le seul, vous l’avez compris).

Je croise les doigts pour que mon cher et tendre, surmonte cette nouvelle épreuve.

Bon, il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte …
Je vous parlerai une autre fois, de mon livre de chevet du moment : METRONOME
Mais pour l’instant je vais m’y plonger

vendredi 19 mars 2010

HUMEUR : UP AND DOWN




Départ jeudi dernier pour Séville.
Quatre jours avec un air de printemps bien mérité après les frimas parisiens obstinément présents.
Séville semble comme la plupart des villes modernes ayant une histoire, victime d’une schizophrénie urbanistique : Un centre historique plein de charme, une ambiance animée, et en dehors de ce secteur, vouée à une débauche de styles architecturaux tous plus laids, les uns que les autres.
Ayant cependant un point commun : la volonté d’entassement de la population.
C’est particulièrement vrai en Espagne, où le goût Franquiste des années 60, s’est exprimé partout.
Ce qui marque avant tout à Séville, c’est ce mélange d’orient et de ferveur chrétienne.
Tout semble faire référence au triomphe de la ferveur chrétienne, et pourtant plane le souvenir préservé de ce paradis que fût El Andalous.
Les deux cultures s’entremêlent à chaque détour, chaque ruelle.
Il me reste de ce séjour le souffle d’une brise légère, la saveur des tapas, la fraîcheurdes « cervezas » qui s’engouffre dans ma gorge.
Ce groupe d’ibère qui s’arrêtent sur une placette ombragée, et chantent en cœur un air joyeux, léger comme les fleurs des orangers qui sont partout dans la ville.
Ce sentiment que Paris, la France, sont si loin, si délicieusement loin.
Et puis, la mauvaise nouvelle me rejoins …
Le départ sous d’autres cieux, d’un être cher.
Il faut bien continuer ce voyage : je ne suis pas seul, et les obsèques ne sont que le lundi.
Ma tête se sépare en deux hémisphères consciemment distincts.
Un qui jouis de cette escapade, se dit profite, profite !!
L’autre qui est convoqué par des flashs de l’enfance, se remémore, encore et encore.

Le retour est lourd.

A peine arrivé le dimanche soir, je prépare un bagage pour repartir vers Grenoble le lendemain.
On choisit des vêtements appropriés. On en change : trop mortifère, trop joyeux, trop élégant…
Et puis merde, quelle importance !
Ce qui importe, c’est d’être là pour saluer dignement ma tante. Soutenir ses enfants.
Comme à chaque fois, nous nous retrouvons stupéfiés du temps qui est passé sans nous voir.
Il y a aussi ce doux sentiment d’être dans sa tribu.
La famille a payé cher cette année : Deux sœurs s’en sont allées en trois mois.
C’est une génération qui tire sa révérence, et nous prenons soudain conscience que nous serons bientôt les seuls dépositaires de cette histoire.
Comme à chaque fois, la tristesse fait place aux fous rires. Chez nous, on dit souvent au revoir aux défunts en riant.
Chacun évoque ces moments cocaces, ces maladresses, dont nous avons été témoins et acteurs.
Les rires se mêlent aux larmes, et il me semble parfois qu’une vibration subtile flotte dans l’air, qu’ils sont là, et peut être même se moquent de notre inconstance qui leur rappelle la leur quand ils étaient parmi nous.
Dans ces moments là, on se dit des choses essentielles, avec les yeux, les mains, une étreinte, et parfois quelques mots murmurés.
Et puis, on se quitte, en se promettant de se revoir bientôt.
Qu’en sera-t-il ?
Il est des bonnes intentions comme des ritournelles : on les perd en chemin mais on ne les oublie jamais totalement.
Et puis la vie reprend sauvagement ses droits.
Quand on meurt, la vie continue sans vous : c’est aussi rassurant que terrifiant.

lundi 8 mars 2010

RETOUR A L'ECOLE


Samedi dernier, dégustation du cadeau de Saint valentin de mon cher et tendre : premier cours d’art plastique depuis longtemps.
J’étais excité comme un collégien, le jour de la rentrée des classes.
Un cours, c’est comme une tribu, dont il faut comprendre les codes.
Le chef est le prof.
Quelle dynamique induit-il ?
Est-il interventionniste ou pas ?
Est-il attentif ou pas ?
Recherche-t-il la vénération de ses ouailles, ou pas ?
Cela arrive souvent, d’autant plus que les cours d’art plastique sont fréquentés massivement par les femmes, et les profs sont majoritairement des hommes.
Cela me questionne d’ailleurs.
Pourquoi si peu d’élèves hommes ?
Manquent-ils de créativité ? De sensibilité artistique ?
Non !
Je crois surtout que peu, osent exposer au grand jour qu’ils sont perfectibles, qu’ils ne savent pas.
J’appelle cela : le syndrome du mâle perdu…
Un homme cherchant son itinéraire, tournera des heures avant de demander son chemin
(D’ailleurs il le fait pour faire plaisir à Madame qui n’en peut plus), alors qu’une femme ne verra aucune déchéance à se renseigner…
Nous sommes ainsi faits.
Infaillibles nous croyons être, et agissons comme tel.
D’autre part, le dessin, n’a de valeur que si nous y mettons un peu de notre vision du monde, de notre intimité.
Et là, le mâle dominant perd les pédales.
Enfin, le mâle n’aime pas se comparer : il croît toujours qu’il s’agit de savoir qui a la plus grosse… Seuls échappent à cette règle de base les artistes dans l’âme, et les gays (ouf !!!), et les mecs, les vrais qui n’ont plus rien à prouver (sauf à eux-mêmes).
Eh bien, ô surprise! Pour la première fois de ma vie 3 hommes sur un cours de 8 élèves.
Donc tout ce que je viens de dire au dessus, apparaît soudain comme abscond.
Eh bien non çà reste vrai (c’est mon blog, bon sang !!!) et il faut bien des exceptions…

Le nom du cours est celui d’une vénérable septuagénaire Helena H., mais est animé le samedi par un quadra.
La vénérable m’accueille donc avec un accent Germano-slave, et son œil droit en permanence, à demi fermé.
Elle me présente au quadra, qui d’emblée me jauge, du genre :
« Est-ce qu’il va me mettre le bordel celui-là ? »
Il faut dire que la vénérable m’ayant questionné lors de notre première entrevue, sur mon passé « d’artiste amateur », avait exceptionnellement ouvert son œil, avec une pointe d’admiration, quand elle su que j’avais suivi pendant 4 ans des cours similaires.
Ma pseudo réputation m’ayant donc précédé, le coq voulait voir de quoi ce nouveau gallinacée était fait.
Comme dans le domaine de l’art, j’ai toujours affiché une certaine humilité (pas le choix…), il fût vite rassuré, non sans m’avoir laissé poireauter un bon quart d’heures, sans indication : C’est de bonne guerre !! (voir plus haut pour ceux qui suivent)
Bien entendu, il demanda à voir quelques réalisations passées, ce qui attira d’office la groupie de service (les autres élèves sont plutôt agréables, studieux et talentueux), qui vient là, surtout pour papoter, et exprimer son admiration à qui veut bien la recevoir.
Elle bouscula Chantecler pour voir de quoi le gallinacé nouveau était capable.
Chantecler lui lança un regard un peu noir, pour marquer l’outrage, puis plein de mansuétude : elle admire si bien…

Je sentis au regard dudit Chantecler, que je n’étais définitivement pas dangereux, mais pas non plus, un guignol : le cours pouvait commencer.

Intégrer un cours c’est se mettre en danger, et çà fait longtemps que je ne l’ai pas fait dans ce domaine. Je me suis donc mis une pression supplémentaire en abordant la technique que je pense la moins maîtriser.
Cap donc sur le pastel !
N’est pas Degas, Chardin ou Lautrec qui veut.
Le pastel est exigeant.
Toutes ces couleurs vous appellent, son velouté fragile est unique, mais il est difficile d’atteindre la juste balance entre la légèreté qu’il peut exprimer, et l’intensité, la force qu’il autorise.
Il sature vite le papier, mais trop peu appliqué, reste terne.
Et puis, il faut oublier tout ce que l’on sait en peinture…
La superposition des couleurs ne répond pas tout à fait aux mêmes règles.
Je m’y suis frotté avec acharnement, sans sentir le déclic libérateur.
Heureusement, ç’eût été trop rapide (J’aime que l’objet de ma convoitise résiste un peu …).

Mais qu’il est bon d’aborder des rivages nouveaux !!!

Pour revenir au prof, Philippe (puisque Chantecler, il ne fût que quelques instants…) est intéressant, qualifié, et somme toute sympathique.
Son verdict est tombé vers la fin du cours : « C’est pas mal, mais tu vas trop vite ».
Et de me démontrer par le geste, combien je gagnerais à m’attarder.
Aurait-il percé à jour mon aptitude modérée à la patience ?
Le bougre est perspicace.
La peinture à l’huile souffre difficilement la précipitation (temps de séchage), mais j’ai toujours pratiqué, un peu à la hussarde, les techniques « sèches ».
Il me faudra donc du temps pour évoluer.
Cà tombe bien, il reste encore plein de cours …. YESSSSSSS !!!!!
Suite au prochain numéro...

PS : L’auteur présente ses excuses à tous ceux que la peinture, les tempêtes dans un bocal et l’enthousiasme naïf emmerdent.

mardi 2 mars 2010

HUMEUR DU JOUR : JE HAIS CETTE BALANCE


Le réveil sonne toujours deux fois…

Si mes neurones avaient le temps de se connecter, il se prendrait une volée d’insultes, ou je l’éclaterais façon puzzle à la Raoul Volfoni, mais y’a personne à ce stade dans ma boîte crânienne.

Sur ce, mon bien aimé m’appelle, pour m’éviter une rechute cathartique, et nous entamons un dialogue devenu récurrent, construit essentiellement à base d’onomatopées.

Comateux à l’extrême, je m’extirpe du lit conjugal (sans conjoint cette nuit, si vous suivez), pour tenter une sortie vers la cuisine et ses apports en vitamines, oligo-éléments, fibres dont mon corps réclame à corps et à cri l’ingestion (aux dires des experts).
Pour l’instant, le seul cri qui sort de mon corps est celui de mes articulations qui couinent plus qu’à l’accoutumée.

En chemin, j’allume par réflexe la lucarne, pour voir « télé matin » et son ineffable William LEYMERGIE : celui qui vous aide à émerger :-)

Ok, je devrais moins regarder RUQUIER.
Mais c’est par solidarité communautaire, et puis c’est tellement bon de pouvoir passer ses nerfs sur ses deux acolytes teigneux…

Mais, je m’éloigne du sujet !

Donc logiquement, cela devrait m’aider à émerger.
Que nenni !
Le matin a ses raisons, que ma raison ignore, et c’est particulièrement vrai aujourd’hui.

Donc, devant la lucarne débitant ses catastrophes j’ingère un laborieux et frugal petit déjeuner (tant pis pour les experts).
Après une « nuit grave » comme disent les jeunes, je m’élance tel un fauve en quête de gibier, mes muscles bandés, l’œil aux aguets, le poil luisant et l’haleine fraiche.

STOOOOOOOPPPPPPP !!
Excusez-moi, çà, ce sont mes rêves, et cela fera l’objet d’un autre article.

Donc, d’une démarche chaotique, j’arrive à la salle de bain.
Dénudé, je me pose, plein d’espoir sur la balance, qui va me dire tel le miroir de la méchante reine, si je suis le plus beau…
La traîtresse !
Elle m’indique un kilo de plus qu’hier, et c’est pas la première fois que çà lui arrive à la perfide !

« T’es pas au courant que j’fais un régime ?
Que je me fais des repas d’éthiopiens midi et soir ?
Que si çà continue, j’vais faire un malheur ?

« Et la tablette de chocolat d’hier soir ! » me répond-elle.

Devant tant de mauvaise fois, j’ai décidé de la traiter par le mépris, et de l’abandonner à son triste sort d’objet inerte ; et sans un regard pour elle, je me suis tourné avec dignité vers la douche qui, elle, ne m’a jamais trahi.

Décidément : JE HAIS CETTE BALANCE !!!

dimanche 28 février 2010

VOUS N’EN SORTIREZ PAS VIVANT…

Soirée comme je les aime.
Amis, heureux de se voir et prêt à passer un bon moment, cette fois, au spectacle de Michèle BERNIER : « et pas une ride ».
La BERNIER (elle a acquis le droit à cette qualification) est époustouflante d’énergie, de drôlerie, de dérision, de tendresse, de détresse balayée d’un revers de gag.
Jamais complaisante, touchant juste, son spectacle s’adresse à tous : Femmes ménopausées, femmes en passe de l’être, femmes tout court, et bien entendu aux hommes qui vivent avec elles, les quittent, ne se laissent pas oublier.
A leurs enfants aussi, qui partent dans la joie, sans penser à jeter un regard en arrière, avec cette cruauté des découvreurs qui ouvrent leur chemin à coup de machette dans le cœur.
Nous la comprenons, et pourtant nous avons été ces enfants inattentifs, ces hommes que rien ne peut retenir…
On a souvent envie de la prendre dans nos bras, pour la remercier de ces fous rires ou la consoler.
Elle va pas bien Michèle, çà se voit.
Mais l’optimisme perdure, malgré ce petit pincement qui nous alerte, car avec une telle dose d’humour et d’autodérision, on ne peut que rebondir.
C’est tout ce qu’on lui souhaite.
Et comme l’écrit Fontenelle : Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant.

mercredi 24 février 2010

DEBUT ... OU PAS....

Je m’y mets également… au blog
Qui l’eût cru ?
Et pourtant cette envie de partager des impressions, humeurs et divagations me titille de plus en plus.
Paraphrasant mon amie dans ses détours, je vais aussi m’offrir le luxe du ridicule de cet exercice narcissique.

Je vais donc lancer ces bouteilles à la cyber-mer.
On verra bien si lecture, retour, plaisir partagé, il y aura, ou pas …