Libellés

lundi 27 décembre 2010

COME BACK ET NOEL OFF





D’aucuns m’ont fait la remarque, que ce blog était resté inerte depuis trop longtemps.
Ils ont raison, bien que j’aie eu les miennes pour ne pas publier ici, quelques temps.
Aussi, me voici… and I’m really back !!!

Pour ce retour, je soumets à votre sagacité, cette réflexion, à la façon de carrie Bradshaw :
Ne pas fêter Noël est-il le dernier tabou de notre société post moderne ?
Cette société qui semble avoir transgressé presque tous les interdits, être revenue de tout, entretient-elle encore dans un coin de sa mémoire, un reliquat de rêve intouchable, immaculé ?
je vous laisse y réfléchir, et me faire part de vos commentaires éclairés.
Pour ma part, ma réponse est : Il semble bien !
Oui, bon! je vous sens un peu déçus...
Alors je vais vous raconter comment j'ai vécu çà :
Cette année je ne souhaitais pas fêter l’arrivée du saint lardon.
Point de sapin, dont les épines auraient squatté mes tapis pendant plusieurs lunes,
point de débauche gastronomique, point de peau verdâtre du lendemain,
point de chant sirupeux, point de chasse frénétique au cadeau.
Cette décision irrévocable ayant été annoncée, vinrent les réactions.
Mon entourage familial, affichait une mine déconfite : ce petit nous cause bien des soucis …
Mon alsacien préféré qui n’a d’accoutumée, rien d’un Torquemada, criait au blasphème.
Mon psy s'interrogeait (il n'a pas fini de le faire, autant qu'il s'habitue..)
et je pense que ma boulangère m’aurait jeté des pierres, si elle l'avait su.
Enfin, je faillis bien être désarçonné, en voyant que j’allais LUI manquer.

Mais, il s’agissait d’un acte d’affirmation salutaire, d’exercer mon libre arbitre;
Libre arbitre qui ne s’était pas exercé depuis longtemps, et avait tendance, ces derniers temps, à cracher ses poumons au moindre sprint.
J’avais choisi de pratiquer, la technique du retrait (non pas celle-là, petits pervers…).
Mon réveillon fût donc animé de rêveries, de « peletonnages » savoureux.
Une comédie romantique par ci, un concerto de Mozart par là.
Et surtout, je m’étais offert un luxe, en cette époque hyper normative : Le contre-temps.
Bien que dissonnante, aux oreilles des autres, cette petite musique qui trottait dans ma tête, avait son charme, ses joies.
Rien que de banal, n’allez pas imaginer quelque paroxysme inavouable.
Mais l’observation de ses orteils, la contemplation d’un frigo, vierge de toute bûche indigeste, les croches et demies croches d’un parquet qui craque, le cliquetis de l'eau chaude d'une douche maintes fois retardée, ont leur attrait.
Sans jubilation excessive, je savourais néanmoins ces moments volés à la frénésie noëlistique.
Bien entendu, parfois des tonalités un peu plus graves, affleuraient.
Surtout quand inopinément survenait le silence.
Sa sa présence légère et lourde, m'enveloppait, s'effaçant quelques instants, pour revenir, à la fois entêtante et subtile, omniprésente et discrète.
Ce que l'on oublie souvent, c'est que le silence est habité.
Ce soir là, il était peuplé de celles et ceux qui ne sont plus là, qui étaient la magie de ces fêtes, et je savais que je serais plus proche d’eux, ainsi.
Et puis, le jour de Noël, je savais aussi que j’allais recevoir un beau cadeau.
Il est arrivé le soir, sur ses deux jambes, avec son parfum pour seul emballage, son sourire en guise de rubans.
J’avais le noël que je souhaitais, bien qu’incompris, bien qu’à rebrousse poil, bien qu’oisif.
Bien entendu, on peut se dire que j’ai raté un moment de convivialité, avec les êtres qui me sont chers.
Mais il y en aura d’autres…
Et puis, j’ai fait œuvre sociale : J’ai accordé quelques minutes de RTT au Père Noël.
Je l’imagine couché dans le foin, fumant une clope bien méritée, un petit peu plus tôt que d’habitude.
Et je me dis que peut-être, il m’en saura gré l’année prochaine ?

mardi 7 septembre 2010

Dur !!!

Mettre un pas devant l’autre, la vie se résume parfois à çà.
Essayer tant bien que mal de continuer, pour les siens, pour garder un tant soi peu de dignité.
Mais sans joie, sans plaisir, sans but.Il est des jours qui pèsent des siècles…

mardi 24 août 2010

BACK HOME


Les vacances sont finies et avec elles, vient l’heure des bonnes résolutions.
Je n’ai jamais trouvé le découpage de l’année civile approprié à mon rythme de vie.
Pour moi, l’année nouvelle reste depuis l’enfance, la rentrée de septembre.
Comme de bien entendu, j’ai pris des résolutions pour ce nouveau cycle qui commence.
Vous n’en aurez pas ici la liste, je l’ai mise dans un coffre, dont j’ai jeté la clé au fond d’un puits.
Avec la fin des vacances, c’est aussi le blues de l’écolier qui pointe le bout de son nez.
Vais-je retrouver mes potes, mon amour, ma cour d’école de l’année dernière ? Seront-ils là ?
Il semble que cette nouvelle année pose ces questions de façon plus aigüe.
Enfantillages pour un presque cinquantenaire.
Bientôt, j’aborderai les années où il faudra simplement se réjouir d’être encore là.
Je devrais peut-être garder le goût des bonnes choses :
La verdoyance des collines,
la lumière presqu’acide des matins,
le gazouillis des oiseaux,
les petits déjeuners en pente douce entouré d’amis, tout aussi en pente douce.
Ces soirées de jeux, à rire.
Ces siestes délicieuses.
Ces après midi écrasés par la chaleur, à peindre sous la tonnelle.
Ces nuits, où, blotti contre mon amour, j’avais le monde dans mes mains,
Ces soirées étoilées, où l’esprit joue à saute mouton entre les galaxies.
Et surtout, surtout, cette joie d’être tous ensemble.
Les vacances réussies ont toujours un goût de paradis perdu, quand l’heure du retour a sonné.
Et pourtant, il y a une certaine excitation à rentrer chez soi, reprendre le cours de sa vie, mettre en œuvre ses projets.
Les parenthèses sont faites pour être refermées.
Mais comme quand on ferme un livre que l’on a aimé, on sent une plénitude et déjà le regret de ne plus jamais connaître le plaisir de sa découverte, de l’étonnement qu’il nous a procurés.

lundi 5 juillet 2010

VAGUE A L'AME



L’atmosphère est plombée,
Paris est alanguie, désertée,
Un vague à l’âme s’installe.
Le soleil plombe mon moral.
Il a quelques raisons de l’être :
vents contraires,
obstacles inattendus,
questionnements douloureux.
avidité, bêtise, cruauté,
désillusions sur l’humanité.
Mon cher et tendre qui est loin,
pris par un évènement familial.
Ces après midi dominicaux,
écrasés par la chaleur
poussent à se laisser glisser,
où l’esprit nous porte,
à ne plus combattre le courant,
à laisser aller, aller, aller…
Puis reviennent des contingences élémentaires.
La fraîcheur d’une douche,
La douceur d’un fruit,
La pénombre de stores protecteurs,
Le plaisir de la nudité,
Et de laisser aller, aller,
mon esprit qui vagabonde.
Des souvenirs,
Des pensées intrusives :
Qu’ai-je fait de mes vingt ans ?
Où est passée ma compassion ?
Qu’est ce qui me fait avancer ?
Qu’est-ce qui fait avancer le monde ?
Des regrets :
Colères inutiles,
Générosités refusées,
N’avoir pas su comprendre,
N’avoir pas su réconforter,
N’avoir pas su se ménager,
Ne pas avoir su pardonner,
Un espoir :
Avoir encore une chance
Qu’on me laisse encore ma chance.
Que je sache laisser sa chance.

Et pourtant, il y aurait bien des raisons
de se réjouir, aussi.
Un dîner chez Joe Allen
avec ma reptilienne préférée.
(Ne ratez pas la pannacotta aux cerises et chantilly,
servie avec 2 cuillères biensûr).

Un matin ensoleillé avec de l’air,
Le potager qui nous fait ses offrandes,
Le plaisir du travail récompensé,
partagé avec mon ami, mon frère.
La reconnaissance à dame nature,
pour sa générosité.
Avoir été épargné par les grandes misères.

L’amour que l’on donne,
Celui que l’on reçoit,
Le sentiment qu’il peut,
envers et contre tout,
déplacer les montagnes.

mercredi 23 juin 2010

AH LES CONS !!!



Ah !! les cons : sujet inépuisable s’il en est !
Ils ont inspiré Audiard, Gainsbourg, Villeret, etc…

Cependant, les cons volent en escadrille
depuis quelques semaines
Et cela ne laisse pas de m’inquiéter,
Génération spontanée, épidémie, éclosion massive à l’orée de l’été ?
La cause m’en est inconnue,
Le constat est là.
Il me semble même être confronté à une variété sans précédent.

Le con du boulot, par exemple,
qui ne sait toujours pas en quoi consiste son job.
Cà fait trente qu’il cherche : a pas encore trouvé !!
On a envie de lui donner des indices,
voire de les lui asséner à coup de bar amine.
Mais on se retient.
Il a son terrain de jeu favori : la cafèt’.
Il partage à l’envi ses opinions politiques, culturelles, sur
l’éducation des enfants, la dynamique du couple, l’économie,
la météo, le shopping, ARGGGGGGHHHHH !!
Il a une idée sur tout, ce c…
Et biensûr il a toujours une blague cochonne à raconter
qui ferait rougir Tabata Cash.
Enfin, c’est notre enfer quotidien, surtout quand il travaille avec vous.

Il y a aussi, le con médiatique.
Celui-là est polymorphe.
Le foot nous en a fourni pléthore ces derniers temps,
réservoir inépuisable,
il semble déborder à souhait à l’occasion de la coupe du monde.
On en a même formé une équipe,
Y’a même des cons remplaçants.
Et ils s’entrainent en plus !!
Sauf quand un est exclu.
Un seul con vous manque….
Et puis il y a une fédération
qui nomme un sélectionneur
qui sélectionne les plus doués.
Et on est des millions à les supporter !!

Le con ambulatoire, n’a rien à lui envier.
Celui là hante les couloirs du métro parisien.
Mal élévé, renfrogné, il arbore un regard bovin,
qui convient à ses transhumances.
Membre du troupeau,
Il n’arrive pas à accepter son statut.
Il bouscule, se rue, éructe, s’ébroue, s’entasse.
Aimerait bien, mais peu point.
vous marche sur les pieds,
vous regarde, avec un regard vide
sans qu’aucun son ne passe
la barrière de ses lèvres serrées.

La nana post-ado est la pire.
Parce qu’en plus elle s’exprime,
Fort !!
Très fort !!
« Salut Jennifer !!
Tu le trouves pas trop cool Kevin ?
Ah ouais, ouais, ouais, euh non, euh ouais, je kiffeeeeehhhh !!
Mais y’a cette pouffe de Cindy !!
KESKILLUITROUVE ???
Ahhhh, j’hallucineeeeehhhh !!
ALLO, JENNIFER ?
CA PASSE PLUS, CHU DANS LE METRO, LA !!
Tut tut tut tut tut…
Elle relève la tête,
S’aperçoit que tout le monde
la regarde avec une certaine envie d’en découdre.
Et pense dans son for intérieur :
Mais keskizon ces nases à me mater ?

Y’a des soirs, après cette immersion dans la connerie ordinaire, j’arrive émacié
chez moi, et je sens le trop plein m’envahir.

Je me raccroche alors aux belles choses :
- Les week-ends bucoliques au potager,
- Les soirées théâtres à la comédie française,
- Les grandes tablées, fêtes, moment impromptus avec les amis,
- Le quattrocento,
- Ella Fitzgerald, David Bowie, Franck Sinatra, Mozart
- Rome, Venise, Barcelone, NYC, Abou Simbel,
- Les cours de dessin,
- Le bœuf bourguignon, la parmisiana, le chocolat,
- Les yeux souriants de ma mère sur la photo de ma chambre,
- La bouille réjouie de Matthieu sur une autre,
- Les fous rires avec mon ineffable belle sœur,
- Les amis(es) qu’ils soient CAC alsacien, reptilienne contrariée, infante matheuse, Gardois épicuriens, métayère classieuse, et tous les autres,
- A la famille : canal historique ou corbeille de mariage,
- Mon mec à moi,
- La voûte céleste,

Et alors, alors seulement, me viennent des bouffées d’indulgence,

Parce qu’on est toujours le con de quelqu’un,
Parce que, je sais aussi jouer à : « Si tu veux jouer au con, c’est pas toi qui va gagner »,
Parce que moi aussi, je la regarde cette foutue coupe du monde !!!

mardi 1 juin 2010

REBELLIONS


Vous souvenez-vous de ma balance rebelle ?
Eh bien, je suis en voie de la mater.
(-) 5 Kgs, et paf…. La balance.
Maintenant, les matins changent.
Quand j’avance dans la salle de bain, toujours guidé au radar, j’aperçois ma balance recroquevillée dans un coin.
Elle se défile, la froussarde !
Elle ne supporte plus ces défaites quasi quotidiennes que je lui inflige.
Elle a bien des sursauts de fierté, notamment après ce week-end gastronomiquement chargé,
mais je me suis rebellé, et je lui ai fait ravaler ses « digits » agressifs presto presto.
On n’attaque pas un ennemi à terre…
Alors je me contenterai de lui signifier par un grand NA !!! que maintenant c’est moi qui commande.
En revanche, les pigeons, visiblement, ne sont pas au courant.
Ils ont pas lu les journaux, y'a des mails qui sont pas passés, enfin bon, toujours est-il que le message n'est pas passé.
Y’a même comme un parfum de…. rébellion, bien sûr!!!
(ah oui, quand je tiens un sujet, je ne le lâche pas).
Tout d’abord, un de ces volatiles a élu domicile sur le rebord de ma fenêtre de salle de bain, qui reste donc close.
Pourquoi ne l’ai-je délogé, me direz-vous ?
Eh bien, il faut que je vous avoue que j’ai une peur bleue de ces ramiers.
Ouais, je sais, vous êtes surpris.
Comment un mélange aussi subtil d’Indiana Jones, de Mozart, et de Marylin Monroe peut-il capituler devant un pauvre oiseau, qui plus est, ne doit pas être au mieux de sa forme ?
C’est qu’en matière d’aventure, j’ai plutôt tendance à les vivre intérieurement,
qu’en matière de talent, je n’en ai aucun en tant que chasseur,
qu’en tant que charme, je n’ai pas celui d’envoûter les bêtes à plume (sauf peut être celles qu’on rencontre la nuit, dans certains lieux interlopes, mais c’est une autre histoire…)
Et puis que les grosses poitrines çà n’affole pas les pigeons (sauf ceux qui ont une carte de crédit bien remplie).
Et même si, de toutes façons ch’uis un mec, donc pas de forme callipyge à lui mettre sous le bec.
Je m’en suis donc remis à mon cher et tendre pour me sortir de cette ornière.
Vl’à t’y pas que l’objet de mon amour me sort la clause de non agression écologique !
Je reste dubitatif, quand je vois tout ce qu’il fume et qu’il se trompe régulièrement dans le tri des poubelles…
Cà m’arrange pas sur ce coup là, mais bon chacun a ses contradictions…
MAIS CA M’ARRANGE PAS, QU’ON SE LE DISE !!!!!

Ayant repoussé la confrontation avec Mister Pigeon à plus tard, je tentai donc de l’oublier.
C’était sans compter avec la pugnacité de cette espèce.
J’avais bien remarqué qu’un des potes de mon squatter, semblait avoir les yeux de Chimène pour une de mes jardinières.
J’étais aux aguets, mais tentai de rester cool.
Hier matin, tout un ingurgitant un petit déjeuner frugal, je vis que cet énergumène avait définitivement élu domicile au milieu de mes fleurs. Il s’était même fabriqué un nid douillet à base de pâquerettes. MES PAQUERETTES !!!
Les hostilités étaient ouvertes.
Je me suis précipité vers lui, l’ai fait fuir et ai découvert au milieu des fleurettes maladives, un œuf.
La cohabitation avec une couvée de pigeonneaux n’étant définitivement pas possible, je pris donc l’œuf délicatement sous l’œil réprobateur du squatter n°2, qui s’était posé non loin de là.
Ma volonté était de le poser dans la cour de l’immeuble : que chacun reprenne ses affaires et les vaches seront bien gardées (^^)
Bien évidemment, mon degré de conscience à cette heure matinale étant ce qu’il est, l’œuf m’échappa des mains, et paf l’œuf.
Pas très fier, mais soulagé, je pensais en avoir fini avec celui-là.
Que nenni !!!
Le soir même l’opiniâtre avait de nouveau posé ses bagages au milieu de mes plantations.
Un peu décontenancé par tant de sans gêne, j’eus, je l’avoue, un grand moment de solitude.
Ah destin contraire !
Que me veux-tu ?
Que faire pour te plaire ?
Pourquoi ne poursuis-tu
De ton céleste courroux ?
Coucouroucoucou
(eh oui on en revient toujours aux pigeons…)
Enfin bon, le désarroi me rendais poète et se succédaient autres rimes riches, comme les amateurs de belles lettres apprécieront.
(n’est-ce pas Catherine, t’es bluffée sur ce coup là ?)
Soudain : cling !!!! l’idée géniale.
Des tuteurs coupés en pointe, disposés de façon stratégique dans la jardinière m’apportèrent un secours inespéré.

Depuis, c’est le calme dans mon jardinet suspendu.
J’ai maté la rebellion, mais pourquoi, cette désagréable impression de vivre devant le mur de Berlin ???

mardi 18 mai 2010

RENONCEMENT LIBERATEUR



Vous connaissez tous, ces batailles que l’on mène sans espoir de victoire, soit pour le fun, soit pour continuer à se voir dans la glace sans dégoût, soit tout simplement parce qu’elles correspondent à un élan du cœur, qui comme chacun sait à des raisons déraisonnables.
Enfin, ce peuvent être des situations que l’on n’avait pas envisagées comme des combats, et qui le deviennent avec le temps, nous laissant tout étonnés et désarmés.
Le problème c’est que nous ne sommes souvent pas prêts à les gagner à tout prix.
La fin ne justifiant pas toujours les moyens, que n’hésitent pas à employer certains des protagonistes, on se retrouve soudain à se demander ce qui nous a amené là, sur un terrain qui n’est pas le nôtre.
Tout devient alors pesant.
On finit par perdre de vue ce que l’on a à défendre, à ne plus y trouver de joie.
On s’aperçoit que le combat lui-même, à force de durer, commence à détruire l’objet même de ce pourquoi on se bat.
Etant de moins en moins convaincu d’être à sa place, on finit par subir, n’être que dans la réaction, ou la passivité.
Et puis un évènement presque banal, une escarmouche de trop, sont la pichenette qui vous éjectent, telle la centrifugeuse moyenne.
On se retrouve alors spectateur et on contemple, la situation sereinement.
On voit les gens s'agiter sur le champs de bataille, telle une armée de fourmis hystériques, s'agitant de toutes parts, et on a du mal à croire que l'on en faisait partie.
Enfin spectateur, on se retrouve ébahis par les évidences qui nous échappaient, on se sent abattu.
Alors, ne reste qu’un choix : Le renoncement.
Ces quatre jours dans le Gard, furent une parenthèse opportune.
Un espace qui m’a permis d’accepter, de formaliser, de digérer mon renoncement.
Et vous savez quoi, il y a un truc pour savoir si on a pris une bonne décision, aussi pénible soit-elle :
C’est qu’une fois prise, plus le temps passe plus on se sent léger, et finalement libéré.