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mercredi 23 juin 2010

AH LES CONS !!!



Ah !! les cons : sujet inépuisable s’il en est !
Ils ont inspiré Audiard, Gainsbourg, Villeret, etc…

Cependant, les cons volent en escadrille
depuis quelques semaines
Et cela ne laisse pas de m’inquiéter,
Génération spontanée, épidémie, éclosion massive à l’orée de l’été ?
La cause m’en est inconnue,
Le constat est là.
Il me semble même être confronté à une variété sans précédent.

Le con du boulot, par exemple,
qui ne sait toujours pas en quoi consiste son job.
Cà fait trente qu’il cherche : a pas encore trouvé !!
On a envie de lui donner des indices,
voire de les lui asséner à coup de bar amine.
Mais on se retient.
Il a son terrain de jeu favori : la cafèt’.
Il partage à l’envi ses opinions politiques, culturelles, sur
l’éducation des enfants, la dynamique du couple, l’économie,
la météo, le shopping, ARGGGGGGHHHHH !!
Il a une idée sur tout, ce c…
Et biensûr il a toujours une blague cochonne à raconter
qui ferait rougir Tabata Cash.
Enfin, c’est notre enfer quotidien, surtout quand il travaille avec vous.

Il y a aussi, le con médiatique.
Celui-là est polymorphe.
Le foot nous en a fourni pléthore ces derniers temps,
réservoir inépuisable,
il semble déborder à souhait à l’occasion de la coupe du monde.
On en a même formé une équipe,
Y’a même des cons remplaçants.
Et ils s’entrainent en plus !!
Sauf quand un est exclu.
Un seul con vous manque….
Et puis il y a une fédération
qui nomme un sélectionneur
qui sélectionne les plus doués.
Et on est des millions à les supporter !!

Le con ambulatoire, n’a rien à lui envier.
Celui là hante les couloirs du métro parisien.
Mal élévé, renfrogné, il arbore un regard bovin,
qui convient à ses transhumances.
Membre du troupeau,
Il n’arrive pas à accepter son statut.
Il bouscule, se rue, éructe, s’ébroue, s’entasse.
Aimerait bien, mais peu point.
vous marche sur les pieds,
vous regarde, avec un regard vide
sans qu’aucun son ne passe
la barrière de ses lèvres serrées.

La nana post-ado est la pire.
Parce qu’en plus elle s’exprime,
Fort !!
Très fort !!
« Salut Jennifer !!
Tu le trouves pas trop cool Kevin ?
Ah ouais, ouais, ouais, euh non, euh ouais, je kiffeeeeehhhh !!
Mais y’a cette pouffe de Cindy !!
KESKILLUITROUVE ???
Ahhhh, j’hallucineeeeehhhh !!
ALLO, JENNIFER ?
CA PASSE PLUS, CHU DANS LE METRO, LA !!
Tut tut tut tut tut…
Elle relève la tête,
S’aperçoit que tout le monde
la regarde avec une certaine envie d’en découdre.
Et pense dans son for intérieur :
Mais keskizon ces nases à me mater ?

Y’a des soirs, après cette immersion dans la connerie ordinaire, j’arrive émacié
chez moi, et je sens le trop plein m’envahir.

Je me raccroche alors aux belles choses :
- Les week-ends bucoliques au potager,
- Les soirées théâtres à la comédie française,
- Les grandes tablées, fêtes, moment impromptus avec les amis,
- Le quattrocento,
- Ella Fitzgerald, David Bowie, Franck Sinatra, Mozart
- Rome, Venise, Barcelone, NYC, Abou Simbel,
- Les cours de dessin,
- Le bœuf bourguignon, la parmisiana, le chocolat,
- Les yeux souriants de ma mère sur la photo de ma chambre,
- La bouille réjouie de Matthieu sur une autre,
- Les fous rires avec mon ineffable belle sœur,
- Les amis(es) qu’ils soient CAC alsacien, reptilienne contrariée, infante matheuse, Gardois épicuriens, métayère classieuse, et tous les autres,
- A la famille : canal historique ou corbeille de mariage,
- Mon mec à moi,
- La voûte céleste,

Et alors, alors seulement, me viennent des bouffées d’indulgence,

Parce qu’on est toujours le con de quelqu’un,
Parce que, je sais aussi jouer à : « Si tu veux jouer au con, c’est pas toi qui va gagner »,
Parce que moi aussi, je la regarde cette foutue coupe du monde !!!

mardi 1 juin 2010

REBELLIONS


Vous souvenez-vous de ma balance rebelle ?
Eh bien, je suis en voie de la mater.
(-) 5 Kgs, et paf…. La balance.
Maintenant, les matins changent.
Quand j’avance dans la salle de bain, toujours guidé au radar, j’aperçois ma balance recroquevillée dans un coin.
Elle se défile, la froussarde !
Elle ne supporte plus ces défaites quasi quotidiennes que je lui inflige.
Elle a bien des sursauts de fierté, notamment après ce week-end gastronomiquement chargé,
mais je me suis rebellé, et je lui ai fait ravaler ses « digits » agressifs presto presto.
On n’attaque pas un ennemi à terre…
Alors je me contenterai de lui signifier par un grand NA !!! que maintenant c’est moi qui commande.
En revanche, les pigeons, visiblement, ne sont pas au courant.
Ils ont pas lu les journaux, y'a des mails qui sont pas passés, enfin bon, toujours est-il que le message n'est pas passé.
Y’a même comme un parfum de…. rébellion, bien sûr!!!
(ah oui, quand je tiens un sujet, je ne le lâche pas).
Tout d’abord, un de ces volatiles a élu domicile sur le rebord de ma fenêtre de salle de bain, qui reste donc close.
Pourquoi ne l’ai-je délogé, me direz-vous ?
Eh bien, il faut que je vous avoue que j’ai une peur bleue de ces ramiers.
Ouais, je sais, vous êtes surpris.
Comment un mélange aussi subtil d’Indiana Jones, de Mozart, et de Marylin Monroe peut-il capituler devant un pauvre oiseau, qui plus est, ne doit pas être au mieux de sa forme ?
C’est qu’en matière d’aventure, j’ai plutôt tendance à les vivre intérieurement,
qu’en matière de talent, je n’en ai aucun en tant que chasseur,
qu’en tant que charme, je n’ai pas celui d’envoûter les bêtes à plume (sauf peut être celles qu’on rencontre la nuit, dans certains lieux interlopes, mais c’est une autre histoire…)
Et puis que les grosses poitrines çà n’affole pas les pigeons (sauf ceux qui ont une carte de crédit bien remplie).
Et même si, de toutes façons ch’uis un mec, donc pas de forme callipyge à lui mettre sous le bec.
Je m’en suis donc remis à mon cher et tendre pour me sortir de cette ornière.
Vl’à t’y pas que l’objet de mon amour me sort la clause de non agression écologique !
Je reste dubitatif, quand je vois tout ce qu’il fume et qu’il se trompe régulièrement dans le tri des poubelles…
Cà m’arrange pas sur ce coup là, mais bon chacun a ses contradictions…
MAIS CA M’ARRANGE PAS, QU’ON SE LE DISE !!!!!

Ayant repoussé la confrontation avec Mister Pigeon à plus tard, je tentai donc de l’oublier.
C’était sans compter avec la pugnacité de cette espèce.
J’avais bien remarqué qu’un des potes de mon squatter, semblait avoir les yeux de Chimène pour une de mes jardinières.
J’étais aux aguets, mais tentai de rester cool.
Hier matin, tout un ingurgitant un petit déjeuner frugal, je vis que cet énergumène avait définitivement élu domicile au milieu de mes fleurs. Il s’était même fabriqué un nid douillet à base de pâquerettes. MES PAQUERETTES !!!
Les hostilités étaient ouvertes.
Je me suis précipité vers lui, l’ai fait fuir et ai découvert au milieu des fleurettes maladives, un œuf.
La cohabitation avec une couvée de pigeonneaux n’étant définitivement pas possible, je pris donc l’œuf délicatement sous l’œil réprobateur du squatter n°2, qui s’était posé non loin de là.
Ma volonté était de le poser dans la cour de l’immeuble : que chacun reprenne ses affaires et les vaches seront bien gardées (^^)
Bien évidemment, mon degré de conscience à cette heure matinale étant ce qu’il est, l’œuf m’échappa des mains, et paf l’œuf.
Pas très fier, mais soulagé, je pensais en avoir fini avec celui-là.
Que nenni !!!
Le soir même l’opiniâtre avait de nouveau posé ses bagages au milieu de mes plantations.
Un peu décontenancé par tant de sans gêne, j’eus, je l’avoue, un grand moment de solitude.
Ah destin contraire !
Que me veux-tu ?
Que faire pour te plaire ?
Pourquoi ne poursuis-tu
De ton céleste courroux ?
Coucouroucoucou
(eh oui on en revient toujours aux pigeons…)
Enfin bon, le désarroi me rendais poète et se succédaient autres rimes riches, comme les amateurs de belles lettres apprécieront.
(n’est-ce pas Catherine, t’es bluffée sur ce coup là ?)
Soudain : cling !!!! l’idée géniale.
Des tuteurs coupés en pointe, disposés de façon stratégique dans la jardinière m’apportèrent un secours inespéré.

Depuis, c’est le calme dans mon jardinet suspendu.
J’ai maté la rebellion, mais pourquoi, cette désagréable impression de vivre devant le mur de Berlin ???