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mardi 2 mars 2010

HUMEUR DU JOUR : JE HAIS CETTE BALANCE


Le réveil sonne toujours deux fois…

Si mes neurones avaient le temps de se connecter, il se prendrait une volée d’insultes, ou je l’éclaterais façon puzzle à la Raoul Volfoni, mais y’a personne à ce stade dans ma boîte crânienne.

Sur ce, mon bien aimé m’appelle, pour m’éviter une rechute cathartique, et nous entamons un dialogue devenu récurrent, construit essentiellement à base d’onomatopées.

Comateux à l’extrême, je m’extirpe du lit conjugal (sans conjoint cette nuit, si vous suivez), pour tenter une sortie vers la cuisine et ses apports en vitamines, oligo-éléments, fibres dont mon corps réclame à corps et à cri l’ingestion (aux dires des experts).
Pour l’instant, le seul cri qui sort de mon corps est celui de mes articulations qui couinent plus qu’à l’accoutumée.

En chemin, j’allume par réflexe la lucarne, pour voir « télé matin » et son ineffable William LEYMERGIE : celui qui vous aide à émerger :-)

Ok, je devrais moins regarder RUQUIER.
Mais c’est par solidarité communautaire, et puis c’est tellement bon de pouvoir passer ses nerfs sur ses deux acolytes teigneux…

Mais, je m’éloigne du sujet !

Donc logiquement, cela devrait m’aider à émerger.
Que nenni !
Le matin a ses raisons, que ma raison ignore, et c’est particulièrement vrai aujourd’hui.

Donc, devant la lucarne débitant ses catastrophes j’ingère un laborieux et frugal petit déjeuner (tant pis pour les experts).
Après une « nuit grave » comme disent les jeunes, je m’élance tel un fauve en quête de gibier, mes muscles bandés, l’œil aux aguets, le poil luisant et l’haleine fraiche.

STOOOOOOOPPPPPPP !!
Excusez-moi, çà, ce sont mes rêves, et cela fera l’objet d’un autre article.

Donc, d’une démarche chaotique, j’arrive à la salle de bain.
Dénudé, je me pose, plein d’espoir sur la balance, qui va me dire tel le miroir de la méchante reine, si je suis le plus beau…
La traîtresse !
Elle m’indique un kilo de plus qu’hier, et c’est pas la première fois que çà lui arrive à la perfide !

« T’es pas au courant que j’fais un régime ?
Que je me fais des repas d’éthiopiens midi et soir ?
Que si çà continue, j’vais faire un malheur ?

« Et la tablette de chocolat d’hier soir ! » me répond-elle.

Devant tant de mauvaise fois, j’ai décidé de la traiter par le mépris, et de l’abandonner à son triste sort d’objet inerte ; et sans un regard pour elle, je me suis tourné avec dignité vers la douche qui, elle, ne m’a jamais trahi.

Décidément : JE HAIS CETTE BALANCE !!!

4 commentaires:

  1. Il est bien connu que les balances sont traitres. Bon... les glaces, miroirs, poudriers, vitrines, et d'une manière générale tout ce qui réfléchit aussi!
    Mais que cela n'entache pas ma loyauté: Ti'é bhO my friend!

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  2. Grrrr je te maudis. Moi qui évite consciencieusement les miroirs, fait semblant de ne pas remarquer que la ceinture perd des crans, et avait oublié ma balance sous le lavabo. Et paf ! Tu me renvois tout en pleine face. Je te maudis. Bon, puisque c’est ça, j’ouvre une bière et une boite de paté. Et c’est entièrement de ta faute (oui, j’assume une mauvaise fois tout aussi en surcharge que ma masse pondérale).
    Pierre

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  3. les balances on s'en balance
    la distance qui sépare le bouton du pantalon de sa boutonnière est bien plus instructive...
    dicton du jour: une tablette de chocolat en moins, c'est un carré de plus sur les abdos..
    keep on working, you're not alone!

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